Le Rap est une littérature, à l’Institut du monde arabe

Joli titre pour un programme qui ne l’était pas moins… Marier l’énergie brute du rap avec la poésie ciselée de grands auteurs tels que Changhor, entre autres, c’était le pari audacieux (et réussi) de la Maison de la poésie, ce 15 novembre, dans le cadre du festival Paris en toutes lettres. L’autre pari, c’est Issam Krimi, pianiste, compositeur et producteur, qui en a eu l’idée : convier les rappeurs Sadek et S. Pri Noir à interpréter textes et chansons, accompagnés par un piano, un quatuor à cordes ainsi que le DJ Dtweezer.

Dans l’auditorium de l’Institut du monde arabe, calés dans leurs confortables fauteuils « première classe d’Air France » (pour reprendre les termes de Sadek), les jeunes spectateurs débordaient d’enthousiasme. Visiblement, ils connaissaient les lascars et leurs chansons sur le bout du doigt : notamment, « La Vache », « Petit Prince », de Sadek, et « La Nuit », de S. Pri Noir. Après un démarrage un peu hésitant – le quatuor à cordes couvrait trop la voix de Sadek, qui était inaudible –, le spectacle a décollé, nous entraînant dans un univers original et captivant. J’ai été plus convaincue par l’interprétation de S. Pri Noir, au phrasé impeccable et à l’indéniable présence sur scène, que par celle de Sadek, plus désabusé. Par son univers aussi, sortant un peu des clichés habituels du rap pour parler avec des mots percutants de la famille, de la politique (ou plutôt du non-engagement), du racisme, etc.

Les morceaux joués au piano ou par le quatuor à cordes ont apporté une touche de douceur bienvenue à l’ensemble. J’ai particulièrement apprécié la lecture des textes ponctuant le spectacle, qui a ajouté « quelques grammes de finesse dans un monde de brutes ». Dommage en revanche que l’on n’ait pas cité leurs auteurs.

Une initiative originale à saluer… et à renouveler !

Véronique Tran Vinh

Jusqu’au 20 novembre 2017
Festival Paris en toutes lettres
À la Maison de la poésie et dans d’autres lieux
Le programme ici :
http://www.maisondelapoesieparis.com/

A écouter :
S. Pri Noir, Ensemble, Believe Rec, 2016.
Sadek, Violent, Vulgaire et Ravi d’être là, Industreet music, Rec. 118, Warner Music, 2017.

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L’Invention des corps, à la Maison de la poésie

©Mathias Clouet

Sur la scène baignée d’une ambiance crépusculaire, Pierre Ducrozet et Isard Combray nous ont offert ce soir-là une très belle performance artistique, alliant musique (des compositions originales au piano et quelques touches d’électronique), montages de textes – issus du livre –, et chansons. L’écrivain Ducrozet s’y révèle à la fois chanteur, poète et interprète – au sens le plus large – de ses propres écrits.

La narration, volontairement éclatée, reflète le monde contemporain par son architecture même. Elle nous fait circuler d’un personnage à un autre, d’un lieu à un autre, sans logique apparente, si ce n’est celle qui sous-tend les réseaux Internet. Un récit en bribes qui parle du XXIe siècle, mais, surtout, d’une aspiration libertaire face à la toute-puissance de la technologie et à ses dérives.

Dans ce voyage d’un bout à l’autre du monde, nous côtoyons une galerie de personnages venus d’horizons divers, mais qui ont en commun la culture de l’informatique. En vrac : un jeune hacker issu du “sous-monde” mexicain, une biologiste qui observe de près les corps (et leurs tissus), un informaticien qui a changé de sexe, un personnage influent de la Silicon Valley, qui possède tout, sauf l’immortalité…

La réussite de ce “concert littéraire” tient à ce que jamais la musique n’écrase le texte, bien au contraire… elle se met au diapason avec les mots et les fait résonner d’une mystérieuse musicalité. Je me suis laissée entraîner dans cet univers envoûtant, grâce à la séduisante interprétation de l’auteur dans sa narration, sa gestuelle, ses chansons et sa dramaturgie. Il était en parfaite symbiose avec Isard Combray, au jeu d’une grande fluidité.

Pour ceux qui s’interrogent sur ce que peut être aujourd’hui une littérature hors du livre, cet objet artistique singulier pourrait bien constituer une des réponses possibles.

Véronique Tran Vinh

Mardi 10 octobre 2017
Maison de la poésie
Passage Molière
157, rue Saint-Martin
75003 Paris
http://www.maisondelapoesieparis.com/

Anne Baquet, soprano en liberté, au Lucernaire

DMPVD : THÉÂTRE – SPECTACLES – CULTURE

Esprits chagrins, passez votre chemin ! La liberté, la fantaisie, la fraîcheur, le bonheur de chanter et de s’exprimer… c’est tout cela qu’incarne Anne Baquet dans ce spectacle aussi pétillant que des bulles de champagne. Tel un lutin espiègle, ce petit bout de femme virevolte sur scène, s’emparant allègrement de chansons françaises à l’humour bien trempé (François Morel, Marie-Paule Belle, Juliette, pour ne citer que quelques auteurs) ou d’autres plus poétiques ou plus mélancoliques, sans oublier des variations insolites sur des morceaux de… Freddie Mercury ou John Lennon. Mais qu’importe le registre pourvu qu’on ait la voix et … quelle voix !

L’originalité de cette diva hors norme transparaît dans tous les morceaux qu’elle interprète. En artiste accomplie, elle nous fait passer sans transition du rire au grave, de la fantaisie à la mélancolie. La mise en scène de Anne-Marie Gros souligne avec délicatesse sa personnalité attachante, empreinte d’une douce folie. Aussi…

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Chansons sans gêne, au théâtre de la Vieille Grille

@ Arnold Jerocki

Elle inspira Toulouse-Lautrec, qui croqua son portrait, lui qui fréquentait les cabarets assidûment devant un verre d’absinthe… Freud, lui, ne loupait jamais un de ses spectacles lors de ses venues à Paris pour rencontrer le Dr Charcot… Personnage multiple que celui d’Yvette Guilbert, femme de spectacle et femme engagée, « la diseuse fin de siècle » revient au théâtre.

C’est donc ce personnage haut en couleur que campe Nathalie Joly. Accompagnée de son complice de toujours, Jean-Pierre Gesbert, elle utilise à nouveau le parlé-chanté, une invention d’Yvette Guilbert, qui a inspiré des chanteuses comme Piaf, Barbara et bien d’autres. Elle, au franc-parler, portait haut le féminisme, l’engagement prolétarien et le verbe anarchiste. La grande dame a trouvé aujourd’hui sa petite sœur, celle qui la fait revivre en interprétant comme elle les chansons tristes, réalistes, coquines ou enjouées de Xanrof, de Gaston Couté ou de Jean Lorrain.

Voici donc Nathalie Joly qui pousse Les Chansons sans gêne, et c’est tout naturellement dans une cave intimiste de la rive gauche qu’a lieu le spectacle. Peu de décor ou d’artifices : un piano, un micro, un zeste de vidéo, quelques ombres chinoises… et la gouaille de la chanteuse résonne aux accents du piano de Jean-Pierre Gesber.

Nathalie Joly interprète Yvette Guilbert alors que cette dernière est une femme mûre et qu’elle a déjà une solide carrière derrière elle. C’est en effet le troisième volet de la trilogie que la chanteuse consacre à sa pygmalion. Pas question de lui raconter de bobards, elle connaît la chanson et égrène un répertoire qui se fait souvent l’écho des maux de la société de ce début de XXe siècle : Elle était toujours enceinte, Pauvre buveuse d’absinthe, Maintenant que t’es vieux , Le Blues de la femme, Pourquoi n’êtes-vous pas venu ? etc. Et comme le raconte Simon Abkarian, le metteur en scène : « Cette femme fut et reste une exploratrice de la scène, donc de la vie. »

Pour que le spectacle soit réussi, il fallait donc une femme de tempérament, fière de chanter ces textes rentre-dedans. Yvette Guilbert interprétée par Nathalie Joly, c’est l’histoire d’une rencontre de deux femmes à près d’un siècle d’écart. Magnifique !

Plûme

Jusqu’au 27 mars 2017
Le samedi à 18 h, le dimanche à 17 h et le lundi à 20 h 30
Théâtre de la Vieille Grille
1, rue du Puits-de-l’Ermite
Paris 5e
01 47 07 22 11
http://www.vieillegrille.fr

Mise en scène : Simon Abkarian
Texte, conception et chant : Nathalie Joly
Piano et interprétation : Jean-Pierre Gesbert
Collaboration artistique : Pierre Ziadé
Conseiller artistique : Jacques Verzier
Lumière : Arnaud Sauer
Costumes : Louise Watts, Claire Risterucci
Vidéo : Simon Abkarian, Arnaud Sauer, Nathalie Joly, Rima Samman
Création sonore : Samir Seghier
Affiche : Jean-Jacques Gernolle

Les Goguettes en trio (mais à quatre), au théâtre Trévise

@David Desreumaux

Goguettes ? On se demande, bien sûr, ce que signifie ce terme festif. Tout simplement des parodies de chansons populaires pour parler de l’actualité.

Au fil des événements, riches en surprises en tout genre, le trio déroule ses textes, chantés et mimés avec talent, élégamment accompagnés par la pianiste… la quatrième ! Il faut tirer un coup de chapeau à la mise en scène qui enchaîne avec un rythme soutenu ces sketches courts et pertinents.

Sans jamais une once de vulgarité, ils nous entraînent dans un rire léger, nous faisant (re)découvrir les derniers faits d’actualité et leurs protagonistes. Que ce soit sur le président sortant, les « sauveurs » en « on », les écolos-bobos, les morts de l’année (même Bowie), les totalement inattendues réalités (« on n’a rien vu venir »), les rejets («  toi, t’es pas Gaulois »), ce ne sont que des pépites d’humour et de bonheur.

À noter, un délicieux intermède avec la talentueuse Clémence Monnier évoquant son avenir de virtuose classique jugulé par les trois machos et, ce, avec une voix remarquable. C’est elle qui incarne notre « futur ex-président » avec le trio : très drôle.

Les applaudissements furent ce jour-là chaleureux. Une heure de légèreté pour oublier vos soucis, vos tracas, vos emmerdes… courez-y vite.

Et souhaitons un bel avenir à ce magnifique quatuor !

Anne Warembourg

Mise en scène :
Yeshé Henneguelle

Acteurs :
Stan
Aurélien Merle
Valentin Vender
Pianiste :
Clémence Monnier

Jusqu’au 13 juin 2017
Tous les mardis à 19 h 45
Théâtre Trévise
14, rue de Trévise
75009 Paris
Tél. : 01 48 65 97 90
www.theatre-trevise.com

Concert “Athalie” au Temple des Batignolles

Premiers pas réussis pour VociHarmonie

Le 30 janvier 2016 et le 4 février 2016, au Temple des Batignolles, l’ensemble vocal VociHarmonie, fondé et dirigé par Daniel Gàlvez-Vallejo, se produisait sur scène dans un programme entremêlant habilement le mélodrame musical (La Fiancée du timbalier), l’opéra (L’Enfant prodigue) et l’oratorio (Athalie). Qualité de l’interprétation et originalité de la programmation étaient au rendez-vous.

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Le hasard a voulu que le 4 février, je sois placée sur le côté de la scène, « côté coulisses » en quelque sorte. Ce fut l’occasion, pour la novice musicale que je suis, de mieux apprécier les dessous du spectacle et, notamment, la très bonne interprétation des musiciens : Genaro Pereira (piano) et Nao Matzda (orgue et piano).

Si la mauvaise acoustique du lieu a desservi le mélodrame de Victor Hugo (la récitante était quasiment inaudible malgré ses efforts louables), en revanche, elle n’a pas réussi à ébranler l’interprétation pleine d’allant de VociHarmonie. L’enthousiasme des chanteurs, ainsi que celui de leur chef de chœur, était palpable et communicatif. Grâce à eux, j’ai pu découvrir l’oratorio – un genre très codifié et très prisé au XVIIIe siècle, mais quasiment abandonné aujourd’hui.

L’ensemble de trente chanteurs était accompagné par des solistes de talent : Édouard Billaud (ténor), Daniel Gàlvez-Vallejo (baryton), Maria Cristina Villasmil (alto), Catherine Manandaza et Véronique Chevallier (toutes deux sopranos). À souligner, la très belle prestation vocale et scénique de cette dernière – alliant intensité et sobriété – dans L’Enfant prodigue.

Précipitez-vous pour écouter les prochains concerts de ce jeune ensemble qui n’a pas fini de grandir !

 Véronique Tran Vinh

Association VociHarmonie,
11 rue Charcot, 92200 Neuilly-sur-Seine.
Contact : Anne Depaulis
ens.vociharmonie@yahoo.com

 

Programme du 4 février 2016 :
La Fiancée du timbalier”, de Francis Thomé, texte de Victor Hugo. Récitante : Laura Lascourrèges.
L’Enfant prodigue”, de Claude Debussy (scène biblique).
Athalie” (Opus 74), musique de Felix Mendelssohn, textes de Jean Racine en français.

Prochain spectacle :
Les 2 et 8 avril au Temple des Batignolles : Stabat Mater, de Pergolèse.

 

“Duel, Opus 2” au Théâtre du Palais Royal

 

Deux avis valent mieux qu’un, Isabelle Lévy et Véronique Tran Vinh se sont rendues respectivement voir Opus 2. Regards croisés.

 

Chroniqué par Véronique Tran Vinh

Les Laurel et Hardy de la musique

Créé en 2002, à Paris, par Agnès Boury, le premier Duel a connu un succès international. Duel, opus 2, créé au Festival d’Avignon en 2009, reprend le thème de la rivalité supposée entre deux musiciens virtuoses (un pianiste et un violoncelliste) avec le même brio.

Ces deux-là sont des Laurel et Hardy en puissance ! Paul Staïcu, le pianiste, plutôt petit et fluet, Laurent Cirade, le violoncelliste, grand et d’allure robuste. À eux deux, ils font la paire. Ça démarre doucement, puis les numéros s’enchaînent à un rythme effréné et avec un humour croissant.

Chacun essaie d’attirer la lumière sur soi (au propre comme au figuré), ce qui donne lieu à des scènes cocasses, à des duels musicaux insensés, d’une grande virtuosité. Ils s’emparent du répertoire musical et le réorchestrent à leur façon. Classique, variétés, jazz, rock, et même le Velvet Underground : ils abordent tous les styles, avec une inventivité sans cesse renouvelée. Leurs instruments : un piano et un violoncelle bien sûr, mais aussi un fil de pêche, une scie… tout est prétexte à musique et à rire.

Absurde et poésie
Quant aux accessoires, ils sont aussi incongrus que le reste : le violoncelliste bataille avec le pied de son violoncelle, puis avec une chaise longue récalcitrante, qui finira sous les fesses de son comparse au piano.

Les deux compères nous embarquent dans des scènes dignes des meilleures comédies burlesques américaines, dans lesquelles l’absurde côtoie la poésie. Ainsi, Laurent le violoncelliste tombe amoureux de son instrument qui s’est personnifié en femme ; Paul le pianiste invente une berceuse pour un bébé violoncelle pleurnicheur ; Laurent, à son tour, fait danser une ballerine sur un fil (hommage à Charlie Chaplin et à ses petits pains dansants), et ainsi de suite.

Laurent Cirade utilise brillamment son talent pour le chant et le mime, livrant une composition savoureuse en crooner déjanté et retors, tandis que Paul Staïcu joue avec brio le faux naïf, victime des mauvais tours de son comparse. Ils forment un duo irrésistible de loufoquerie, qui communique dans un langage incompréhensible mêlé de grognements et d’une sorte d’esperanto.

Un spectacle pour rire et pour tout public !


 

Chroniqué par Isabelle Lévy

Lorsqu’un pianiste talentueux (Paul Staïcu) provoque en duel musical un violoncelliste talentueux (Laurent Cirade)…  la salle exulte.

Archet contre clavier, ces deux concertistes classiques virtuoses se livrent un combat sans merci depuis 2001, date de leur premier Duel Opus, qui les a menés dans tous les pays du monde pendant huit ans. Ils reviennent aujourd’hui au Palais Royal avec un nouveau spectacle désopilant : Duel Opus 2, mis en scène par Agnès Boury.
Piano contre violoncelle, scie musicale contre fil de pêche, tambourin contre crécelle…  Pour notre plus grand bonheur, ils revisitent avec brio de nombreux morceaux de musique : classique, jazz, blues, Ennio Morricone, Bee Gees, Lou Reed… et tout le public rit de leurs gags comme de leurs délires tout aussi surprenants que les situations déjantées dans lesquelles ils se retrouvent. Et les spectateurs en redemandent : Encore ! Encore ! Encore !

Paul Staïcu et Laurent Cirade, autant irrésistibles qu’excellentissimes, nous offrent un spectacle de pur bonheur à l’imaginaire débordant de fantaisie. À voir et à entendre sans modération.


Jusqu’au 15 avril 2016
Théâtre du Palais-Royal
,
38 rue de Montpensier, 75001 Paris.
Tél. 01 42 97 40 00
Du mercredi au samedi à 19h
bit.ly/1SCae79

American Gospel JR au Théâtre Rive Gauche

AMERICAN GOSPEL JR (Théâtre Rive Gauche - Paris 14ème) - 5 - Light AMERICAN GOSPEL JR (Théâtre Rive Gauche - Paris 14ème) - 2 - LightLes chanteurs et les musiciens d’American Gospel Junior – catholiques et protestants originaires des USA, de la Martinique ou d’Afrique – sont parmi les plus talentueux de leur génération. La chef de chœur est la prodigieuse Jean Carpenter dont la voix est d’une puissance hors du commun.

Ensemble, ils visitent avec bonheur les standards du répertoire gospel – les éternels « When the Saints » et « Oh Happy Days » – comme des chants moins connus alliant subtilement tradition et modernité.

Pendant 1h15, ils partagent avec le public pour son plus grand plaisir, leur ferveur religieuse pour louer le Seigneur Jésus-Christ. La communion entre la salle et la scène est totale, pure, magique, formidable.

Ils ont tous autant de talent que d’énergie, aussi bien lorsqu’ils interprètent une chanson en solo ou lorsqu’ils sont dans les chœurs, qu’ils partagent avec le public en liesse.

Si assister à un concert des American Gospel Jr ne vous donnera peut-être ni la foi ni la grâce, vous partagerez avec eux un pur moment de bonheur absolu !

Isabelle Lévy

Jusqu’au 3 janvier 2016
Théâtre Rive Gauche
www.theatre-rive-gauche.com
6, rue de la Gaité, 75014 Paris.
Tél. : 01 43 35 32 31
Métro Edgar Quinet.

Les mardis, mercredis et vendredis à 21h.
Les jeudis (sauf 24 et 31/12) et samedis à 19h.
Les dimanches à 17h.
Jeudi 24 décembre à 18h et 20h .
Jeudi 31 décembre* à 20h et 22h (* tarifs majorés).
Relâches exceptionnelles les 5, 20 et 25 décembre 2015 et le 1er janvier 2016.