Festival VIS-À-VIS, au Théâtre Paris-Villette

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L’année dernière, l’Iliade en 10 tableaux était interprétée par des détenus et connaissait un énorme succès (cf. chronique du 5 mai 2017 : https://dmpvd.wordpress.com/2017/05/05/iliade-au-theatre-paris-villette/).

Fidèle à son engagement, le Théâtre de la Villette a remis à l’honneur sur trois jours, les 26, 27 et 28 janvier, un festival de la création artistique en milieu carcéral.

La réussite de ce festival tient à un faisceau d’énergies : des propositions artistiques de qualité ; l’implication des personnes détenues, des partenaires institutionnels, associatifs et artistiques ainsi que l’engouement du public pour ces œuvres à part entière.

Ce samedi 27 janvier était sur les planches Fahrenheit 451, une rencontre artistique entre la Compagnie Zaï, le Studio Bretzel-Lab et la Maison d’arrêt des Hauts-de-Seine pour une création théâtrale, visuelle, sonore et marionnettique, librement inspirée du livre de Ray Bradbury et du film de Truffaut.

Petites maisons de bois, marionnettes, musique, texte… Tout a été fabriqué, inventé, créé par les détenus, sous l’œil bienveillants des artistes. Cela donne une pièce à la voix grave où il est question de livres, d’interdits et de libération. Ovation pour tous les acteurs !

En deuxième partie, changement de décor pour Les Flibustiers du Qlassik. Le quatuor à cordes de l’Orchestre de chambre de Paris accompagne le rappeur Ménélik et trois chanteurs-compositeurs du centre pénitentiaire de Meaux. Le mélange est réussi : les textes nous touchent, nous bouleversent, Bach, Philip Glass ou Purcell soutiennent la tristesse de ces hommes, eux qui ont trouvé les mots pour raconter leur peines. Un magnifique « Je me souviens » chanté en créole ; un bouleversant « je suis là, je ne suis pas là, je suis là-bas » ; un réaliste « Le clando et le clodo » et une phrase de rap qui résonne fort de cette expérience inédite : « Toute la mélancolie s’est manifestée quand j’ai entendu cette musique symphonique ».

Double exploit pour ces personnes détenues : approcher la musique classique et découvrir le rap. Là aussi le public n’a pas ménagé ses applaudissements à ce mélange étonnant et réussi des genres.

À bientôt pour de nouvelles créations !

Plûme

Fahrenheit 451
Mise en scène et ateliers de jeu : Arnaud Préchac.
Avec les participants détenus de la maison d’arrêt des Hauts-de-Seine.
Création visuelle et ateliers de marionnettes : Florence Garcia
Ecriture sonore et ateliers Son : Nicolas Judelewicz
Éclairage : Romain Le Gall.

Les Flibustiers du Qlassik
Violons : Franck Della Valle et Raphaël Aubry,
Alto : Claire Parruitte.
Violoncelle : Sarah Veilhan.
Chanteurs-compositeurs : Ménélik, Magicien, Zizou, Diabla, Medhi, Salem, Alfarock, Mozart.

Bientôt sur les planches au Théâtre Paris-Villette
Les Petites Reines (dès 10 ans)
d’après le roman de Clémentine Beauvais
Sur une adaptation de Justine Heynemann 
/ mise en scène de Rachel Arditi
du 1er au 11 février 2018

Le Garçon du dernier rang
de Juan Mayorga
Mise en scène de Paul Desveaux
Du 8 au 24 mars 2018

Mais aussi pour les plus jeunes
Dès 2 ans
Le Monde par la Cie Moteurs Multiples
Mise en scène de 
Lise Ardaillon / texte Sylvain Millio
du 15 février au 4 mars 2018

Dès 7 ans
Nuit blanche par la Cie HKC

Mise en scène Antoine Colno / texte Anne Rehbinder
du 21 février au 8 mars 2018

www.theatre-paris-villette.fr


 

 

 

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