Maison et jardin de Claude Monet à Giverny

 

 

Chrysanthèmes, capucines, azalées, lilas, violettes, roses, hortensias… elles vibrent sur leur tige et en perpétuels mouvements offrent par petites touches un jardin fleuronné aux visiteurs venus plonger dans l’univers de Monet.

Telle est l’ambition du projet de La Fondation Claude Monet qui après avoir restauré le jardin et la maison du peintre a ouvert les portes de son passé au public, au printemps 1980. Et la lumière filtre les siècles et les roseaux. Le Jardin d’eau qu’on atteint en passant par le petit pont japonais vert abrite des nénuphars ensemencés dans le bassin que Les Grandes Décorations de Nymphéas ont rendu éternels. L’eau ondule toujours le feuillage des saules pleureurs.

Cézanne, Caillebotte, Renoir, Rodin, Zola ou Mirbeau, amis et invités de Giverny, reconnaîtraient-ils l’atmosphère qui y régnait ? Car si les toiles aux paysages arpentés reflètent myriade de fleurs c’est parce que Claude était avant d’en être le peintre, le jardinier.

De petits chemins reconduisent à la maison crépie de mortier rose. Dommage, l’allée centrale (ce jour-là ?) est fermée au public. Je gravis des marches de couleur verte qui conduisent au rez-de-chaussée sur le Petit Salon bleu recouvert d’estampes japonaises si prisées par Monet, l’Épicerie (salle où étaient entreposés le thé, l’huile et les épices) et le Salon Atelier où chacun peut admirer des tableaux d’impressionnistes. Le contraste de couleurs en traversant les pièces révèle la chaleur que Monet voulait insuffler au Pressoir dont les murs se souviennent de sa nombreuse famille (Camille sa première femme et ses deux fils dont Michel qui sans héritier léguera son héritage à l’Académie des Beaux-Arts, et sa seconde épouse, Alice Hoschedé avec ses six enfants). Un escalier raide mène au deuxième étage et aux chambres de Monet et d’Alice qui selon les coutumes de l’époque voulaient que le couple fasse chambre à part.

Mais le plus étonnant de la demeure sont la salle à manger entièrement jaune reconstituée dans ses moindres détails et la cuisine habillée de carreaux bleus de Rouen, toutes deux résolument modernes pour l’époque. Fin de la visite.

Une jolie balade qui « impressionne ».

 

Carole Rampal

maisonmonet

« Je veux peindre l’air dans lequel se trouve le pont, la maison, le bateau. La beauté de l’air où ils sont, et ce n’est rien d’autre que l’impossible. » Claude Monet

 

Du 25 mars au 1er novembre 2016. Billets coupe file :
http://giverny.org/gardens/fcm/ticket/billet.htm

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