Exposition “Walton Ford”

De gauche à droite : La Fontaine, 2006, aquarelle, gouache, encre et crayon sur papier 152,4 x 304,8 cm.
La Bête Jouant avec un Chien de Chasse, 2015, aquarelle, gouache et encre sur papier, 151,8 x 105,4 cm. La Bergère, 2015, aquarelle, gouache et encre sur papier, 57,8 x 75,9 cm ©Flammarion/Béatrice Hatala.

Le monde merveilleux et
cruel de Walton Ford

Niché tout en haut de la rue des Archives, à l’écart de l’animation commerçante du Marais, se cache un merveilleux petit musée, un peu méconnu : le musée de la Chasse et de la Nature. Dans une atmosphère envoûtante – les hôtels particuliers qui l’abritent datent des XVIIe et XVIIIe siècles – on ne se lasse pas de découvrir ses cabinets de curiosités, ses collections d’art zoologique et d’animaux naturalisés (ah ! la magnifique salle des félins !). Lors des expositions, le directeur du musée, à l’inspiration éclectique, choisit les œuvres d’artistes contemporains pour dialoguer avec ses collections permanentes.

En ce moment, on peut y découvrir Walton Ford, peintre américain inconnu en France et aquarelliste de talent. Même si l’on n’est pas adepte de la chasse, on ne peut qu’être fasciné par les tableaux présentés : de grands formats, parfois monumentaux (jusqu’à trois mètres de long), représentant des scènes animalières – réalisées avec un souci du détail impressionnant –, certains conçus spécialement pour l’exposition. Un univers bien particulier, mêlant réalisme et symbolisme, où se côtoient lions, tigres, rhinocéros, singes et oiseaux exotiques. Ou encore ce crocodile grandeur nature suspendu au-dessus de nos têtes.

Mais Walton Ford ne se contente pas de reproduire admirablement la faune à la manière du XVIIIe siècle. Il pose un regard incisif, non dénué d’humour, sur ce monde sans pitié où les animaux s’entre-dévorent (comme les hommes ?) et où les bergères frayant avec les aristocrates sont traquées par des monstres (la Bête du Gévaudan ?).

Un grand bravo à la scénographie qui fait la part belle au mystère en permettant au visiteur de découvrir certaines œuvres disséminées parmi les collections permanentes.

Véronique Tran Vinh

Jusqu’au 14 février
Musée de la Chasse et de la Nature
62, rue des Archives
75003 Paris
http://www.chassenature.org/fr/le-musee/les-expositions/walton-ford

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